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Bulletin de décembre

DANS CE NUMÉRO

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1. La 95e Conférence annuelle
2. Commerce international et accès aux marchés
3. Grave pénurie de travailleurs
4. Modernisation de la réglementation
5. Compte rendu des enjeux relatifs au porc
6. CODEX


1.      LA 95e CONFÉRENCE ANNUELLE

La 95e Conférence annuelle aura lieu au Westin Ottawa du mercredi 6 mai au vendredi 8 mai 2015. Inscrivez cette date à votre agenda et planifiez votre déplacement vers Ottawa pour la conférence. 


2.     COMMERCE INTERNATIONAL ET ACCÈS AUX MARCHÉS

Le gouvernement Harper a connu un succès sans pareil sur le plan du commerce international en 2014. 

Le 26 septembre, le premier ministre Harper et ses homologues européens ont annoncé la fin des négociations de l'Accord économique et commercial global (AECG) Canada-Europe. Une fois le texte de cet accord scruté par les avocats et traduit en 24 langues officielles, la mise en œuvre de cette loi sera introduite dans les parlements canadien et européens.   On prévoit que l’entente pourrait être mise en œuvre en 2016. 


 

De gauche à droite, Son Excellence Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, Jim Laws, directeur général du Conseil des viandes du Canada, le premier ministre du Canada, l'honorable Stephen Harper et Son Excellence José Manuel Barroso, président de la Commission européenne.

Les autorités canadiennes et de l'UE ont constaté que l'élimination des barrières techniques au commerce bilatéral des produits de viande progresse bien. On a demandé aux compagnies membres d'informer aussitôt le CVC de toute exigence technique de l'UE qui pourrait empêcher ou limiter l'exportation des viandes vers l'Europe.

Par ailleurs, l'Accord de libre-échange Canada-Corée (ALECC) a été ratifié par les assemblées législatives canadienne et coréenne assez rapidement pour son entrée en vigueur le 1er janvier 2015. C'est une très bonne nouvelle pour les secteurs canadiens du bœuf et du porc puisque cela permettra d'amorcer le processus de récupération de leur part de l'important marché coréen.

Pendant ce temps, les négociations du Partenariat transpacifique continuent de progresser lentement, mais concrètement. Les négociateurs canadiens ont demandé des recommandations particulières pour les priorités des industries du bœuf et du porc. Les réponses à ces demandes sont élaborées par les membres intéressés des comités du bœuf, du veau et de l'agneau et du porc.

Pour ce qui est des enjeux relatifs à l'accès au marché, les résultats sont plus mitigés. Les autorités de l'Agence canadienne d'inspection des aliments ont engagé un dialogue actif avec leurs homologues ukrainiens dans le but d'augmenter les occasions d'exportation de viande en Ukraine

La Chine a remis sur sa liste d’exportation 14 installations de conservation frigorifique qui étaient au cœur de la logistique des établissements de porc et de bœuf canadiens. Ce progrès décisif devrait faciliter la reprise du commerce des produits de viande sur le marché chinois qui avait été suspendu du 6 octobre au 8 décembre.

L'Égypte a annoncé qu'elle effectuera, à compter du 1er janvier 2015, des tests des produits de viande pour assurer qu'ils ne contiennent aucun résidu d'hormone de croissance. 

L'interdiction de l'importation de porc du Canada en Russie est entrée en vigueur le 7 août. Cette interdiction tient à des considérations n'ayant aucun rapport avec l'industrie des viandes. Après les États-Unis, le Japon et la Chine, la Russie était le quatrième plus important marché d'exportations de porc canadien en 2013..

Lien (anglais) CTV News Interview on Russian ban

 

Pendant les semaines qui ont suivi cette interdiction, le CVC et les compagnies membres ont travaillé d'arrache-pied avec le gouvernement pour mettre en œuvre une série de mesures visant à faciliter l'obtention de certificats d'exportations vers d'autres destinations pour les 411 conteneurs de porc, d'une valeur de 75 millions de dollars, qui étaient en transit vers la Russie au moment de son annonce. Le gouvernement a également facilité l'exportation vers d'autres destinations de produits de porc congelés destinés à la Russie, d'une valeur de 65 millions de dollars, qui étaient toujours au Canada le 7 août.

 


3.    GRAVE PÉNURIE DE TRAVAILLEURS

Les travailleurs étrangers font une contribution essentielle à la transformation des viandes dans les régions touchées par la pénurie de main-d'œuvre. Ils représentent aussi un facteur important dans la planification des investissements dans de nouvelles installations ou dans l'expansion de la production. Le 20 juin, le gouvernement a annoncé des changements qui imposent des frais de demande de 1 000 $ par poste, qui limitent fortement l'accès aux travailleurs étrangers et réduisent la durée des permis de travail à un an. Aujourd'hui, la grave pénurie de plus de 1 000 bouchers et coupeurs de viande dans les usines de transformation menace la viabilité future du secteur canadien de l'élevage et de la viande.

Dix compagnies membres ont créé une coalition sous l'égide du CVC pour faire, au nom de l'industrie, la promotion de son besoin de travailleurs étrangers auprès des gouvernements fédéral et provinciaux et des médias. Les producteurs, l'Union internationale des travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce, les gouvernements provinciaux et les maires locaux appuient activement cette initiative.

Outre la demande que l'exemption du secteur agricole primaire soit étendue aux transformateurs de viande, la coalition a soumis des recommandations relatives au recrutement intérieur, à l'accès aux travailleurs étrangers temporaires, au nouveau programme « Entrée express » pour des travailleurs qualifiés et au Programme des candidats de la province. L'information fournie aux gouvernements comprend des données détaillées sur les investissements annulés ou remis à plus tard, sur la fin d'activités à valeur ajoutée, la diversion des viandes spécialisées et des abats vers des produits de moindre valeur; le renoncement à des occasions d'exportation, la réduction de leurs achats de bétail, la réduction des recettes des municipalités locales, le transfert des emplois à l'extérieur du Canada et leur incapacité de tirer parti des nouveaux accords de libre-échange. 

La réaction du gouvernement fédéral est loin de répondre aux besoins de l'industrie. Dans ce contexte, la Table ronde sur la chaîne de valeur du bœuf a déclaré que l'accès à la main-d'œuvre est la menace la plus sérieuse que connaît aujourd'hui le secteur de l'élevage et du bœuf et la Table ronde sur la chaîne de valeur du porc a demandé aux producteurs de sensibiliser les médias et les députés aux répercussions de cette incapacité d'avoir accès à la main-d'œuvre.


4.      MODERNISATION DE LA RÉGLEMENTATION

Le Conseil des viandes du Canada concentre ses efforts pour s'assurer que ses membres sont activement engagés et participent au plan de consultation sur la modernisation de la réglementation dirigée par l'ACIA et Santé Canada. 

À ce jour, nous avons commenté pour l'ACIA :

•   le modèle d'inspection intégrée de l'Agence (1er juillet)

•   le nouveau cadre réglementaire pour l'inspection fédérale des aliments : la vue d'ensemble de la réglementation proposée; la reconnaissance de la salubrité des aliments étrangère; l'incorporation par renvoi et l'utilisation de plans de certification du secteur privé pour orienter les activités de surveillance réglementaire fondée sur les risques (29 août)

•   les documents d'orientation de l'ACIA : Soutenir la conformité avec la proposition de Règlement sur la salubrité des aliments au Canada; la version préliminaire du Cadre de conformité, de contrôle et d'application de la loi; Améliorer l'analyse des risques – Adopter une approche plus systématique et transparente (31 octobre)

Nous avons également fait des commentaires sur l'identification des dangers des aliments du bétail et les mesures préventives de la Proposition de cadre de réglementation et contribué au cadre pour la mise en œuvre et le maintien de l'Arrangement entre l'ACIA et le USDA concernant la reconnaissance des zones de contrôle et d'éradication des maladies animales exotiques dirigé par le Conseil de coopération en matière de réglementation (CCR). Nous avons également travaillé avec un sous-groupe du Comité technique pour faire des commentaires sur les propositions d'étiquetage nutritionnel. 

La version préliminaire longtemps attendue du Règlement sur la salubrité des aliments au Canada devrait être publiée dans la partie I de la Gazette du Canada pendant le premier trimestre de 2015 pour que l'industrie puisse la commenter. De plus, les membres peuvent s'attendre à ce que l'ACIA et Santé Canada continuent en 2015 de travailler à leurs plans de modernisation de la réglementation et à des enjeux aussi variés et divers que l'étiquetage, la transparence, l'irradiation, l'étiquetage nutritionnel, les additifs alimentaires, les contaminants et autres, au moyen de consultations de l'industrie, d'ateliers et de webinaires.

Entretemps, l'ACIA travaille avec le FSIS à la mise au point du certificat d'exportation de la viande qui permettra la signature des vétérinaires ou des inspecteurs de l'ACIA. Le travail sur le certificat modifié devrait être achevé d'ici le 31 décembre 2014 et dépend de l'examen du projet de certificat par le FSIS. L'ACIA mettra à jour son Manuel des méthodes de l'hygiène des viandes une fois que le FSIS l'aura avisée qu'il accepte les modifications proposées au certificat.

On s'attend également à ce que le FSIS assouplisse l'application de sa politique de tests à la frontière pour les produits de viande importés du Canada. Pendant la nouvelle année, il ne sera plus nécessaire que l'exploitant retienne les produits échantillonnés par le FSIS à l'installation originale jusqu'à ce que ce dernier en déclare les résultats acceptables. Tant que le produit échantillonné reste sous le contrôle de l'exploitant et jusqu'à ce que le FSIS déclare le résultat des tests acceptables, il aura le choix de transformer le produit à l'installation originale ou dans une autre tant que le produit n'est pas mis en circulation dans le commerce.


5.      COMPTE RENDU DES ENJEUX RELATIFS AU PORC

•   Trichinella

On s'attend à ce que l'ACIA introduise une nouvelle mesure de contrôle de la Trichinella dans son règlement sur la salubrité des aliments. Outre la congélation de la viande ou le test de toutes les carcasses, une mesure de contrôle acceptable comportera également que la viande tirée des porcs provienne d'une ferme certifiée comme présentant un risque négligeable de Trichinella

Pour préparer ce changement, le Comité du porc du CVC travaille avec ses intervenants, le Conseil canadien du porc et l'Association de nutrition animale du Canada à monter un programme de produits libres de Trichinella pour le Canada conformément aux normes du CODEX de l'OIE. Maintenant que les coûts sont établis, il reste à effectuer une étude de la faune pour fournir les renseignements essentiels à l'appui de la parcellisation du Canada pour la Trichinella

•   Résistance aux antimicrobiens

Le monde développé reconnaît la nécessité de minimiser la résistance aux antimicrobiens.

La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis met en œuvre un plan d'élimination graduelle du recours aux agents antimicrobiens chez les animaux destinés à l'alimentation pour accélérer la croissance ou améliorer l'indice de consommation. Ce plan ajouterait également peu à peu la surveillance d'un vétérinaire pour les autres utilisations thérapeutiques de ces médicaments.   Santé Canada a également annoncé qu'il envisage d'éliminer le recours aux antibiotiques pour stimuler la croissance des animaux d'élevage afin de minimiser la résistance aux antimicrobiens. Les compagnies membres de l'Institut canadien de la santé animale ont convenu de retirer graduellement le recours aux antibiotiques ayant une importance médicale pour stimuler la croissance et appuient une surveillance accrue de ces antibiotiques utilisés pour les animaux et dans les abreuvoirs.

Grâce au financement d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), par l'entremise de la Table ronde de la chaîne de valeur du porc, le Conseil des viandes du Canada et le Conseil canadien du porc ont tenu en octobre un atelier avec les principaux intervenants (Association de nutrition animale du Canada, Association canadienne des médecins vétérinaires, universitaires et AAC) pour élaborer les principes et un plan d'action pour contrôler la résistance aux agents antimicrobiens.   Pendant cet atelier, le secteur du porc a élaboré des principes sur une gamme de posologies et de compatibilités, sur l'utilisation en dérogation des directives de l'étiquette, sur les ingrédients pharmaceutiques actifs, sur l'utilisation propre, sur la surveillance accrue par un vétérinaire et sur la stimulation de la croissance. 


6.      CODEX

Le Conseil des viandes du Canada a pris une part plus active aux activités du Codex cette année. Suzanne Sabourin, directrice, Affaires juridiques et réglementaires, a assisté à la 37e session de la Commission du Codex Alimentarius à Genève, Suisse, du 14 au 18 juillet, alors que Jorge Correa, directeur technique, assistait à la 46e session du Comité du Codex sur l'hygiène alimentaire (CCHA) à Lima, Pérou, du 16 au 21 novembre. 

On ne peut pas exagérer l'importance du CODEX. Les normes établies par ses divers comités offrent les grands principes nécessaires à l'élaboration du cadre réglementaire pour l'inspection des aliments fédérale au sein de l'ACIA.

Le Conseil des viandes du Canada est maintenant mieux préparé à surveiller, coordonner ou participer aux activités des divers comités de la Commission du Codex, notamment au Comité du Codex sur l'étiquetage des aliments (CCEA) et au Comité du Codex sur l'hygiène alimentaire (CCHA). Dans le cas du CCEA, le gouvernement a appuyé les commentaires du Conseil des Viandes du Canada sur le datage et l’éttiquetage de la viande halal. Dans le cas du CCHA, le Conseil des viandes du Canada a appuyé la démarche d'évaluation du risque du gouvernement canadien pour un programme libre de Trichinella qui correspond au régime de production actuel au Canada et aux lignes directrices initiales pour le contrôle de la salmonelle non typhoïdique dans la viande de bœuf et de porc.