Commerce international

Commerce international

Le commerce international

Le commerce international est crucial pour l'industrie canadienne de la viande rouge, puisque le Canada produit plus de viande que n'en consomment ses 33 millions d'habitants. Par contre, d'ici qui fera exploser les besoins en produits alimentaires importés.

La capacité des usines canadiennes de transformation de la viande a beaucoup augmenté et des centaines de millions de dollars ont été investis dans des installations et des équipements de transformation de pointe. Grâce aux percées technologiques, les transformateurs de viande canadiens ont pu expédier du porc réfrigéré au Japon par le port de Vancouver tout en maintenant une durée de conservation adéquate pour concurrencer le porc japonais sur le marché de détail.

Les exportations de viandes du Canada ont considérablement augmenté au cours des quinze dernières années. Les exportations de boeuf sont passés de 100 000 tonnes en 1990 à près de 322 000 tonnes, évaluées à 2,2 milliards de dollar, en 2015. Pour leur part, les exportations de porc sont passées de 200 000 tonnes en 1990 à plus de 1 171 000 tonnes, évaluées à 3,42 milliards de dollars, en 2015.

L'an dernier, le Canada a exporté du porc et du boeuf dans plus de 150 pays. Une hausse des ventes à l'exportation permet d'accroître le rendement financier des producteurs, d'améliorer la marge financière des transformateurs, de créer de l'emploi pour les travailleurs et de stimuler l'activité économique de l'ensemble des Canadiens. Dans le même ordre d'idées, tous les Canadiens subissent les conséquences négatives d'occasions perdues ou manquées.

Pour accéder aux marchés internationaux, il est essentiel que le Canada soit en mesure d'y expédier ses produits. En janvier 2009, une menace de grève dans les ports d'expédition de la Colombie-Britannique a mis en péril les exportations de notre industrie. Cet événement nous a poussés à demander au gouvernement canadien d'inclure la viande dans les produits périssables devant être protégé par la loi advenant la fermeture des ports d'expédition de l'Ouest canadien en cas de grève.

Les transformateurs de viande canadiens ont besoin d'un ambitieux accord commercial à l'OMC pour avoir un meilleur accès aux marchés mondiaux importants. Il faut obtenir une réduction considérable des tarifs à l'importation, l'élimination des subventions à l'exportation et la diminution significative des mesures de soutien interne qui faussent la fixation des prix et les marchés internationaux.

Les transformateurs de viande canadiens doivent surmonter de nombreux obstacles pour accéder aux principaux marchés et bénéficieraient grandement d'un régime commercial libéralisé. Un accord d l'OMC permettrait d'augmenter le volume des exportations de porc et de boeuf - depuis les produits de base jusqu'aux produits transformés. La garantie d'un ambitieux accord de l'OMC aiderait le secteur canadien de la transformation de la viande à conserver sa renommée mondiale.

Bien que les négociations de l'OMC soient au point mort depuis plusieurs mois, il est à espérer que de nouveaux efforts seront déployés à la suite de l'installation de la prochaine Administration et du prochain Congrès américains en janvier 2013.

Il est important de conclure les négociations au sujet de l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne (AECG) puisque l'AECG devrait procurer aux entreprises canadiennes un accès à un marché de plus de 500 millions de consommateurs dans les 27 États membres du groupe d'échanges commerciaux. Le Conseil des Viandes du Canada appuie le désir manifesté par les gouvernements canadien et européen de conclure les négociations en 2012.

Il est capital de conclure les négociations entourant l'Accord commercial entre le Canada et la Corée du Sud actuellement au point mort, puisque les Canadiens seront de plus en plus désavantagés sur le plan de l'accès à ce marché très important en raison de l'accord de libre-échange entre la Corée et les États-Unis en vigueur depuis le 15 mars 2012. Le Conseil des Viandes du Canada s'inquiète de la grande lenteur des progrès réalisés à l'égard de ces discussions cruciales.

Le 25 mars 2012, le Conseil des Viandes du Canada a publié un communiqué dans lequel il se réjouissait de l'amorce des négociations visant la conclusion d'un Partenariat économique entre le Canada et le Japon. Le maintien d'un accès concurrentiel au Japon revêt une importance cruciale compte tenu du volume considérable et de la valeur des importations de boeuf et de porc effectuées par ce pays.

Le Conseil des Viandes du Canada a publié un communiqué le 5 octobre 2015 pour saluer l'achèvement des négociations du Partenariat transpacifique. La participation est essentielle pour assurer au Canada un accès privilégié aux marchés de nos partenaires de l'ALENA, ainsi que pour influencer les conditions de la prochaine génération d'accords commerciaux dans les économies en expansion rapide de la région du Pacifique.

Le Conseil des Viandes du Canada appuie sans réserve les objectifs et initiatives inscrits dans le Conseil Canada-États-Unis de coopération en matière de réglementation (CCR) et dans le plan d'action Par-delà la frontière. Des millions de Canadiens et d'Américains traversent la frontière chaque année, mais peu d'entre eux se préoccupent de la salubrité des aliments qu'ils consommeront dans l'autre pays. Même si les inspecteurs canadiens et américains de la salubrité des aliments ont analysé et approuvé mutuellement leurs systèmes d'assurance de la salubrité des aliments et inspecté et approuvé les établissements d'exportation de chacun, les chargements de viande doivent encore faire l'objet d'une nouvelle inspection lorsqu'ils traversent la frontière. Le chevauchement de ces inspections entrave le flux des échanges commerciaux, réduit la durée de conservation et ajoute des coûts inutiles en plus d'utiliser de précieuses ressources d'inspection des aliments qu'il serait plus efficace d'affecter au contrôle des produits sur une chaîne de production plutôt qu'à l'ouverture d'emballages individuels à l'arrière d'un camion. Les plans d'échanges bilatéraux sont publiés sur le site www.actionplan.gc.ca/rcc.